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vendredi 30 septembre 2016

Journal de nos jours : septembre 2016


Nous voilà à l'amorce d'une saison nouvelle - et d'une année scolaire toute neuve.

C'est une contradiction dans les termes qui m'a toujours profondément heurtée : Septembre est, pour moi, synonyme d'un épuisement profond doublé d'un stress intense (que seuls connaissent les enseignants, je crois, car comme le disent mes amis : "Nous, nous n'avons pas de rentrée à proprement parler, dans notre métier!") au moment où tout, autour de moi, me pousserait à ralentir. Septembre devrait être la saison des longues  promenades au creux des bois, où l'on emporte des barres énergétiques concoctées maison au fond des poches... La saison des réflexions mâchonnées quant à la qualité de la récolte ("Oui, mais avec l'été qu'on a eu... et si la pluie... le vent... Enfin, ainsi est ainsi : beaucoup de poireaux, peu de courgettes... Mais si le vent, le temps... et le sommeil des enfants... Alors, qui sait ?"). On ressort les modèles de tricots et les recettes de cosmétiques naturels. Et les projets manuels - papier-mâché, poésie, art - et des coloriages, des tonnes de coloriages ! The slow life, en somme.

Notre mois de Septembre fut hélas assez éloigné de tout cela - comme la présente sélection des dix photos, plébiscitées par vous sur Instagram, en témoigne. Bien qu'avec le recul, je trouve à  Septembre une certaine beauté "brute de décoffrage", comme s'il s'agissait plus d'un défi à expérimenter qu'un problème à résoudre... Mais je sais c'est facile à dire, à présent qu'il s'achève ! 😉

Vendredi 2 septembre


Voilà, la rentrée est effective. Je sais néanmoins que ce gros mot de "rentrée" ne désigne pas un seul jour, mais un long mois d'épreuves... pour le moment à venir. Ces premiers jours de Septembre ont été parmi les plus sympas de ma carrière. Je suis remplaçante dans une école de rattachement formidable et, n'ayant pas été appelée pour le moment, je donne des coups de main là où le besoin se fait sentir. Je goûte cette nouvelle posture professionnelle qui n'est pas pour me déplaire malgré l'épée de Damoclès qui plane au-dessus de ma tête (de quoi demain sera-t-il fait ?).

En attendant, nous savourons en famille l'entrée dans notre premier week-end, et je customise les stylos-billes d'Antonin. J'enroule une fine bande de papier d'origami autour du tube contenant l'encre avant de le réinsérer dans la gaine transparente... Pas facile et hélas hors de portée des petites mains de la maison, mais le Damoiseau est ravi de ces stylos personnalisés !

Mardi 6 septembre


Après quelques jours à travailler au pied levé dans mon école de rattachement - accueil des Petits, ou celui des enfants des gens du voyage... - voilà aujourd'hui mon premier remplacement. Je passe la journée dans une classe de CP adorable... Non sans tout un tas de pensées pour mon Damoiseau d'amour qui, lui aussi... 

C'est un super niveau, ça, CP... J'adore... 😊

Mercredi 7 septembre


Ma vie insouciante de remplaçante n'aura pas duré. Dommage, car c'était à cette condition que j'avais accepté d'être finalement à plein temps cette année... Autant dire que j'ai eu l'impression de m'être faite avoir sur toute la ligne lorsque la circonscription m'appelle. La responsabilité d'une classe m'échoie (à plein temps, donc...) dans le cadre d'une ouverture de classe. Des PS/MS - encore de la maternelle, quand j'aurai tant aimé retourner en élémentaire... La soirée est morose et je stresse un peu (beaucoup). Je me sens si fatiguée, et l'année n'est même pas commencée...

Aujourd'hui mercredi, je rencontre l'équipe. C'est le coup de foudre. Bon sang de bonsoir, je retrouve des réserves d'énergie insoupçonnées et je retrousse mes manches. Il est vrai que de se sentir aidée et accueillie, ça aide, dans la vie. 😊

Jeudi 8 septembre


C'est ma rentrée officielle. Aujourd'hui et demain, j’accueillerai mes élèves par petits groupe, puis en groupe entier sur un temps court.

Le premier contact se fait grâce à la médiation du matériel - varié, très abondant et de haute qualité dans cette école, youpi !

Samedi 10 septembre :


Week-end studieux - comme tous ceux à venir. Je confectionne des cartes à compter pour mes élèves. Tout vient du blog "La classe de Laurène", c'est progressif, esthétique, il n'y a plus qu'à imprimer, plastifier et découper !

Mercredi 14 septembre :


Je refais surface - et tente de me recentrer sur mes enfants. Nos mercredis Montessori sont à suivre sur IG ! Ici, Louiselle, 4 ans, reproduit un algorithme dans le bac à glaçon du dessous. Dans le bol d'à côté, je prévois exactement le nombre d'items nécessaire afin de permettre le contrôle de l'erreur. Libre à l'enfant de créer ensuite son propre motif par la suite - la réserve de pompons n'est pas loin - et de le reproduire. Grâce à la pince, on travaille la motricité fine par la même occasion !

Vendredi 23 septembre :


Ce soir, c'est dînette au jardin. Et ça fait du bien. 😊

Samedi 24 septembre :


Nous fêtons l'équinoxe. C'est la fête saisonnière que les enfants attendent avec le plus d'impatience, et, sans prise de risque, c'est toujours la plus réussie. Au programme, invariablement : feu de camp au jardin, saucisses de soja grillées, bougies et lanternes, observation d'étoiles... quelques petits cadeaux, dont je vous reparlerai sans doute... Et cette année, une nouveauté : des ombres chinoises XXL sur le mur de la maison ! 😊

Lundi 26 septembre :


Ma classe est lancée - enfin, elle le serait si la mairie nous octroyait enfin l'ATSEM qu'elle nous a promis, mais ceci est une autre histoire... Disons que ma relation avec les enfants est désormais amorcée, et que j'ai déjà rencontré plusieurs parents pour échanger sur les besoins les plus pressants.

Nos petites activités trouvent leur rythme ; il s'agit pour le moment d'un mix entre tous les types d'ateliers existants et qui nous convient bien, aux élèves et à moi : des ateliers collectifs (et non individuels) mais libres d'accès et auto-gérés (et non imposés, via des groupes fixes, par l'enseignant). Nous verrons ce que mon inspecteur en dira dans quelques jours. 😉

Ci-dessus, l'activité favorite du moment : les plateaux de semoule ! Qui développent la motricité fine - et musclent donc la main en vue de l'apprentissage de l'écriture - car les enfants versent, puisent, visent, transvasent inlassablement (vrai, cette activité peut les absorber individuellement pendant une heure de temps !). C'est également une excellente manière d'approfondir les connaissances physiques par la manipulation : comment se comporte la semoule et comment peut-on influer sur le comportement observé ? Voilà un atelier qui, chez les 3/4 ans, devrait nous occuper toute l'année (à condition de varier les outils - cuillères, passoires... et les matières - eau, sable, farine...).


Pour finir, un deuxième atelier, bien plus scolaire lui, et qui, contrairement au premier, n'attire les enfants... qu'à condition que je m'y poste ! Car les petits adorent travailler avec l'adulte et recherchent sa présence. C'est un dispositif parfait pour mener à bien mes "évaluations diagnostiques" en numération : qui sait procéder à une correspondance terme à terme ? A un dénombrement ? Qui sait lire les chiffres ? etc. Il s'agit d'une observation nécessaire en début d'année, dans ce niveau de classe où l'intérêt numérique varie fortement d'un enfant à l'autre.

Quant au matériel, il s'agit de l'Atelier "Boite à compter" n°1 de Nathan, que je couple avec des pinces et des pompons (toujours en vue de muscler la main). Une variation parmi d'autres de la boite de fuseaux ! 😊

Bonjour, octobre ! 😊
(Pas fâchée de t'accueillir, et si tu pouvais me faire reprendre mes kilos perdus et rattraper mon sommeil en retard, ce serait top...) 😊

A bientôt par ici ! Car malgré le surmenage, j'ai plusieurs articles en dormance... 😉

jeudi 22 septembre 2016

En ce moment, vous lisez...

Chez Myriam, on lit ! 😉

Et elle m'écrit :

Parce que je n'ai pas de "coin lecture" à partager, mais qu'on lit quand même beaucoup par ici, voici les coups de cœur de ma fille de 2 ans et 3 mois !


Sur dix livres à la bibliothèque, ma fille choisit toujours trois ou quatre "P'tits docs". Nos préférés, pour le moment sont Les Chevaliers et La piscine, et L'Ecole maternelle  - elle n'a que deux ans, mais a décidé qu'elle allait à l'école et non à la crèche, car elle est continente à présent... 😄


Dis, Maman, Eve Bunting, Sergio Ruzzier, Circonflexe, 2012.
Voici l'histoire d'un petit éléphant qui se promène avec sa maman et qui découvre qu'il ne peux pas voler comme un oiseau ni nager comme un crocodile... Il comprend aussi (et surtout !) qu'il peut faire beaucoup d'autres choses propres aux éléphants : sauter en soulevant la poussière, cracher de l'eau avec la trompe, etc.


Mes deux maisons : Chez papa et chez maman, Mélanie Walsh, Gallimard Jeunesse, 2012.
Ce livre-là reprend, sous forme de rabat, la même scène "chez maman" et "chez papa". L'enfant présenté est âgé de 6 ou 7 ans environ, mais ma fille, par une heureuse suite de coïncidences, s'identifie aisément aux situations familières et identifie bien les lieux et les activités décrites avec chacun des deux parents.



Mini-Cherche et Trouve, Sur la route des vacances, Thierry Laval, Seuil Jeunesse, 2008.
Son premier "Cherche et Trouve" ! Elle aime beaucoup, on le parcourt souvent ensemble, mais elle le prend seule aussi parfois.


Les sciences naturelles de Tatsu Nagata : La vache, Tatsu Nagata, Seuil Jeunesse, 2008.
Drôle et scientifique, je pense qu'on en empruntera d'autres !

Et un tas de Tchoupi aussi - c'est l'autre grosse série empruntée à la bibliothèque... Notre préféré du moment, c'est celui-ci ! 😉

Merci Myriam pour cette sélection ! 

Et vous, que lisez-vous en ce moment ?? 😊

dimanche 11 septembre 2016

A gagner : Une année pour apprendre en s'amusant


Bonjour à tous !! 😊

Me voici aujourd'hui avec un petit concours : je vous propose de gagner un exemplaire de mon livre "Une année pour apprendre en s'amusant", et de constituer du même coup, dans les commentaires ci-dessous, une petite réserve d'idées d'activités fédératrices auprès de nos enfants...

Pour jouer, c'est très simple ! Répondez à la question suivante dans les commentaires de cet article :

Quelle est l'activité favorite de votre enfant en ce moment ?

N'oubliez pas de préciser son âge, racontez-nous la manière dont vous interagissez avec lui autour de cet intérêt (qui peut être très simple, nul besoin d'être original !) et le matériel utilisé éventuellement.

Les commentaires seront clos dimanche 18 septembre à 18h et je tirerais au sort parmi les participants pour désigner un gagnant. Je n'aime pas trop les jeux de hasard d'ordinaire, mais je sais à l'avance que je serai incapable de départager entre elles les activités chouchoutes de vos petits - par essence non-départageables, il me semble !!

Attention : Blogger ne me livre pas les adresses e-mail des lecteurs qui laissent des commentaires. Je ne peux donc pas vous contacter si vous ne le faites pas d'abord ! Pensez alors à suivre l'issue du concours dimanche prochain !!

A très bientôt et bonne chance ! 😊

Edit du 18 septembre :

C'est avec beaucoup de plaisir que je déclare gagnante :  


Le fait que le hasard, incarné par mon mari, ait justement désigné cette cyber-copine me fait chaud au cœur : je suis en admiration totale devant son travail, ses choix de vie et son approche pédagogique ! 😊

Céline, j'espère que tu trouveras dans cet ouvrage de quoi nourrir ta pratique domestique et professionnelle... Si tu as ce message, envoie-moi ton adresse postale par mail ! 😊

Je vous souhaite à tous un bon début de semaine ! J'essaie de reprendre le rythme des publications dès que le travail se tasse un peu, ce qui, j'espère pour ma santé, ne devrait plus trop tarder !

Merci à tous pour votre participation ! 😊

mercredi 7 septembre 2016

Jules César et Vercingétorix

L’œuvre fameuse de Royer... dont il serait très intéressant de décrypter l'idéologie sous-jacente avec des collégiens !
... et qu'on se contente de montrer aux plus jeunes : ils adorent la fierté qui irradie des deux protagonistes... 😊

Comme promis, je reviens vous présenter les supports que j'utilise ce mois-ci pour faire entrer mes enfants en Histoire, grâce à la rencontre de deux premiers "grands personnages", César et Vercingétorix.

Je rappelle qu'il ne s'agit pas, au vu de l'âge de mes enfants (4 et 5 ans et demi) de situer les choses dans le temps. Tout au long de cette année, nous nous contenterons de dire que les personnes dont on parle ont vécu "il y a très très longtemps", et de les situer, éventuellement, les unes par rapport aux autres (Celle-ci vécut avant celle-là, etc.). La chronologie ne sera pas intégrée par mes enfants à la fin de l'année scolaire, pour la simple et bonne raison que la notion de temps proche est encore en construction : grosso modo, "Quand Mamie était petite" et "Le temps des dinosaures", c'est quasi la même chose dans leurs jeunes esprits... 😉

Qu'il en soit ainsi, les choses se construiront au fil des ans. Mais s'attarder sur quelques figures majeures permet de fixer des noms et des évènements emblématiques (je passe les dates sous silence pour l'instant), et d'intégrer les premiers éléments de civilisation. "Comment il mangeait, Jules César ?", me demanda Louiselle ce midi en grignotant son sorbet. Et ce fut l'occasion de lui montrer, sur mon téléphone, une reconstitution de banquet romain. Bon, je suis sûre qu'elle va demander à manger couchée, avec les doigts, dans les jours qui viennent ! 😉

Voici donc les supports concrets que j'utilise en ce moment avec mes enfants :


- Des figurines.

Alors, c'est de loin le matériel le plus efficace. L'enfant joue, manipule, observe les costumes, les coiffures, les accessoires, les postures... Ces deux-là sont de la marque Papo, mais hélas le chef gaulois est assez difficile à trouver...

Monsieur Papo, il FAUT rééditer ces figurines !!  Et en inventer d'autres !! Comment vais-je faire le mois prochain, sans représentation de notre Clovis national ???

C'est lc, une lectrice de longue date, qui m'a fournit une solution de rechange dans son commentaire à mon dernier article : s'il est impossible de se procurer des figurines, on peut toujours se rabattre sur les Playmobils. Lesquels plaisent nettement moins à mes enfants que les figurines réalistes, mais ils pallieront le manque de représentation 3D... A suivre dès le mois prochain... !


- Des cartes. 

J'utilise celles de Charivari, elles sont absolument parfaites ! Chaque mois, je donne à mes enfants la/les cartes des ou du personnage(s) découvert(s). Elles nous servent de marque-pages dans nos livres d'Histoire (voir plus bas), et puis nous les collons, par ordre chronologique, sur une feuille de papier coloré dans notre couloir. C'est une première frise, pour les enfants ! Et elle est modulable, puisque chaque carte est collée au Patafix, et qu'elle peut être détachée, manipulée, replacée...


- Un album par personnage.

Après beaucoup d'hésitations, je me suis décidée à investir dans les petits albums des éditions "Quelle Histoire". Le bilan est mitigé :

- Aspects positifs :

D'abord, ce sont des livres peu coûteux (5 euros la bête, c'est tout à fait correct). Bien sûr, le format et la reliure vont de paire avec le prix - ce sont de petits albums brochés - mais la qualité proposée est tout à fait correcte.

Ensuite, ces petits ouvrages isolent un personnage, et la collection est vraiment exhaustive. C'est-à-dire qu'il me sera très facile de me procurer un album par figure étudiée - alors que je ne suis pas sûre de trouver une figurine pour chacune, par exemple. C'est l'argument qui m'a vraiment décidée à commencer cette collection (du moins, pour les personnages qui nous intéressent !). C'est vraiment structurant au niveau des représentations mentales de posséder un petit album par figure emblématique !

Le texte est de qualité, précis, exigeant. Des petits jeux sont proposés en fin d'ouvrage (Cherche et Trouve, Différences...) qui plaisent beaucoup à mes enfants.

- Aspects négatifs :

Rien à faire, j'ai beaucoup de mal avec les illustrations. Même les enfants, généralement beaucoup plus ouverts que moi sur le sujet, se sont étonnés des silhouettes des protagonistes : "Euh, il était enfant, Jules César, là ??" Ben oui, pourquoi cette grosse tête et ce corps écrasé ? On ne saura jamais... Les décors sont réalisés en images de synthèse, l'ensemble manque d'âme et de détails, c'est certain.

Le texte est complexe. L'exigence est au rendez-vous, certes, mais du coup je préfère raconter ces albums à mes enfants plutôt que de les lire (cf. point suivant). Notez que cela peut être interprété comme un avantage, et que j'aurai pu le placer dans les points positifs... Tout dépend de ce que l'on cherche véritablement, mais le texte en lui-même s'adresse plutôt aux enfants à partir de 8 ans.

Source de l'image

- La narration.

La narration, c'est ainsi que j'appelle le fait de raconter une histoire sans lire aucun texte. La narration est sans filet. Ce qui suppose, pour l'adulte, d'avoir  une connaissance relative du sujet (et c'est là que les petits livres sus-mentionnés se révèlent très utiles pour une mise à niveau rapide). Narrer, c'est drôle, c'est vivant, et on ne sait jamais vraiment où cela va nous mener : c'est ainsi que je me suis retrouvée à mettre en scène les batailles de Gergovie et d'Alésia avec nos figurines dans le jardin. Un bidon d'eau, qui était là, nous servit de monticule, sur lequel jucher Vercingétorix : l'oppidum idéal ! Et Jules César qui tournait autour en maugréant, ah, ah ! 😄 Du coup, mes enfants ont retenu les noms de ces deux batailles et les réinvestissent dans leur jeux. Je ne l'aurai jamais cru ! 

"Je t'enferme dans la boite, Jules César, parce que là, c'est Gergovie, et c'est moi qui gagne ! 
- Pas grave, Vercingétorix, moi, je vais gagner à Alésia, alors je m'en fiche, d'abord !!"
😄

Et bien, voilà : ils ont compris les grandes lignes ! 😄

L'Histoire de la France racontée à tous les enfants, Fernand Nathan, 1960.

- Un grand livre d'histoire illustré.

Qui peut être feuilleté, et permet de construire une image concrète de l'immense chronologie qui constitue notre passé. L'Histoire a un sens de lecture ! 😉

Chez nous, nous possédons en réalité trois livres de ce type.

Le premier, L'Histoire de la France racontée à tous les enfants (voir ci-dessus), appartenait à mon mari quand il était enfant ! Le texte est dense et exigeant, les vignettes sont nombreuses sur une double page. L'idéologie propre à la première moitié du XXe siècle y est encore très prégnante.

Le grand livre de l'Histoire de France, Daniel Sassier, Bruno Le Sourd, 1991.

Le deuxième, Le grand livre de l'Histoire de France (cf. ci-dessus), appartenait à mon petit frère quand il était petit. La présentation s'allège, les dessin sont plus grands. J'aime bien les zooms à la fin de chaque chapitre, qui dressent le portrait de quelques personnages de l'époque, et présente une photographie d'œuvre d'art. Mais l'ensemble est encore difficilement abordable tel quel par mes enfants.

Ma première Histoire de France, Jerôme Maufras, 2011.

J'ai acheté le dernier récemment : il s'intitule assez justement Ma première Histoire de France et cette fois, le texte est abordable, je peux le lire à mes enfants sans en changer une virgule, les illustrations sont claires, l'ensemble est sans surcharge, bref : il me semble remplir son office ! J'attends de lui qu'il soit une espèce de chronologie sur papier glacé, et ma foi, mes enfants adhèrent totalement.

Ces trois albums grand format permettent un va-et-vient entre les faits évoqués et le flux évènementiel dans lequel ils s'inscrivent : on recherche la page des celtes, celle des batailles entre gaulois et romains, celle de la ville gallo-romaine, on compare les illustrations, on croise les informations...

- Des vidéos.

Elles permettent de faire revivre ce passé révolu... Une fois de plus, l'Histoire est une science de l'image, et il serait dommage de se priver des supports multi-médias la concernant. Mais attention : regardez toujours les vidéos seul(e) avant de les proposer à votre enfant, et sentez-vous libres de ne pas les lui présenter si vous doutez de la manière dont il les recevra. A chacun sa susceptibilité, et se pencher sur l'Histoire, c'est aussi voir les guerres, la violence et la mort - laquelle, pour les personnages qui nous occupe aujourd'hui, ne fut pas spécialement paisible... Lorsqu'on conte, on garde le contrôle sur ce qu'on choisit de dire et sur la manière dont on le dit. Ce contrôle est totalement perdu lorsqu'on place son enfant face à une vidéo, pensez-y ! 

Voici néanmoins deux pistes passionnantes et ludiques à explorer :

- L'épisode de la fameuse série "Il était une fois l'Homme" relatif aux guerres de Gaule ("Pax Romana").

- Dix petites vidéos de civilisation sur France TV éducation (la vie des enfants, l'habitat gaulois...).

Le mois prochain, nous rencontrerons Clovis ! Je viendrai vous raconter ! 😊

dimanche 4 septembre 2016

Entrer en Histoire


Je suis une mordue d'Histoire. Non pas que j'aie en tête toutes les dates cruciales ou la succession des rois de France - loin s'en faut. Mais j'aime l'Histoire, oui, c'est-à-dire que j'ai toujours aimé en lire, en écouter, faire des liens entre les faits, essayer d'imaginer "comment c'était", à telle ou telle époque... L'Histoire me fait rêver. Selon les professeurs d'Histoire-Géo rencontrés et ce qu'ils jugeaient important, j'avais donc d'excellentes notes... ou pas ! 😄 Mais même les années où je m'ennuyais à mourir, parce qu'il fallait bachoter au lieu de vivre les faits, je le savais : moi, l’Histoire, j'aimais cela. Et l’Histoire m'aimait. Même avec un 6 de moyenne. 😉

Antonin grandit - le voilà rentré en CP !, et l'entrée dans les Sciences humaines se profile. C'est quelque chose de subtil, les Sciences humaines. Ça n'a pas la rectitude des sciences dite "dures". Il faut être capable de se décentrer, pour pouvoir s'observer soi-même, en tant qu'Homme. Et la voie royale pour y parvenir consiste, il me semble, à étudier notre Histoire.

L'entrée que je propose s'adresse plus explicitement à Antonin (5 ans et demi). Je crois que cela ne m'aurait pas encore effleuré si Louiselle était fille unique - pour la simple et bonne raison qu'elle n'a que 4 ans, et qu'en grande personne obtuse, je n'aurais jamais songé à parler Histoire à un petit enfant de 4 ans. Mais la Damoiselle adhère totalement à cette approche, et "absorbe" presque autant que son frère.


Comment faire entrer un jeune enfant en Histoire ?

Comme d'habitude, je me positionne ici clairement dans un cadre domestique - il ne s'agit pas pour nous de suivre les Programmes de l’Éducation nationale ! L'école prend le temps de construire le repérage dans  le temps avant d'attaquer la chronologie pure. C'est une excellente chose, et la démarche, 100% ludique, que je propose à mes enfants cette année est complémentaire, puisqu'elle vise, quant à elle, à poser les jalons d'une première culture historique, à travers la rencontre d'une dizaine de "grands personnages".

Alors, cette notion de "personnages illustres de notre passé" est une notion qui fait débat. Je le sais bien, et c'est d'ailleurs un débat qui me régale. Car bien sûr, ces personnalités exaltées sont vues à travers le prisme déformant des intérêts nationaux. Bien sûr, les enjeux politiques sont à la racine de tous les cultes de la personnalité - Napoléon III a d'ailleurs "inventé" Vercingétorix lorsqu'il a eu besoin d'un héros à la française. Personne n'avait jamais entendu parler de cet obscur chef arvenne, qui d'ailleurs, en bon celte, n'avait absolument rien de "français", mais qui servit pourtant assez bien d'incarnation de la Nation. Quant à Jules César, pour prendre un autre exemple totalement au hasard 😉, il s'est soigneusement occupé de son vivant à faire sa propre publicité, rédigeant lui-même ses  exploits militaires - on connaît principalement l'ambitieux Jules à travers ses propres écrits, et la première chose qu'ils nous apprennent, c'est que le bonhomme avait une bonne opinion de lui-même. Et qu'il entendait bien entrer dans l'Histoire. 😉

Et oui, l'Histoire est une construction mentale de notre passé. On érige certains hommes au rang de héros, et on en néglige beaucoup d'autres (dont la plupart des femmes, pour ne parler que de cette "minorité"... 😉). Ce qui ne discrédite cette "science" en rien. Car il est passionnant, quand on la connaît bien, d'étudier les écarts entre ces mythes, ces représentations ancestrales, et ce que les témoignages objectifs nous disent réellement. Mais pour cela, il faut connaître cette Histoire, cette histoire qu'on se raconte : elle est culture partagée, et il faut donc tout d'abord la partager, pour ensuite l'explorer, voire la déconstruire et la relativiser.

D'ailleurs, je crois fermement que c'est la fréquentation des personnages célèbres qui nous ouvre les portes du passé. Dites-moi "1910" et je convoque immédiatement trois de mes amis : Sigmund Freud, Colette et Maria Montessori. Je les connais bien, pour les avoir beaucoup lus. Je sais ce qui les rapproche, et ce qui les sépare. Je sais la manière dont ils s'habillaient, je sais ce qu'ils mangeaient. Je sais qu'au début du XXe siècle on n'employait pas les mêmes mots qu'aujourd'hui. On ne se mouvait même pas de la même manière. Je sais, à travers leurs biographies, quelles étaient les problématiques de l'Europe sociale et politique d'alors. Je sais ce qu'ils pressentaient, ce qu'ils ont vécu, je sais même ce vers quoi ils allaient. C'est leur monde que je vois à travers leur œuvre. Ce que je sais, je le sais avec le cœur - et n'en déplaise à certains de mes ex-professeurs, il ne s'agit pas d'une expérience livresque. Quel livre d'ailleurs pourrait rendre compte de la complexité de l'Histoire ?

Voilà pourquoi pendant un an, je présenterai chaque mois à mes enfants un ou deux personnages mythiques qui ont marqué notre Histoire nationale. Je vous tiendrai au courant, et vous propose de revenir très vite la semaine prochaine vous présenter les personnages du mois - non pas eux, véritablement, mais le matériel et les supports que j'utilise pour les présenter à mes enfants.


Quant à l'identité de ces premiers hommes constitutifs de notre Histoire nationale, je suppose que vous l'avez devinée ? 😄

A très bientôt, donc, et bon lundi à tous ! 😊

samedi 3 septembre 2016

Petits savons bio au miel et aux flocons d'avoine


Dans la série "Mes enfants sont bizarres...", savez-vous que les savonnettes font partie des jouets préférés d'Antonin et de Louiselle ? 😄

Ils les collectionnent avec passion (échantillons publicitaires, savonnettes de chambre d'hôtel...), et les trimballent dans toute la maison... Ils vont même jusqu'à dormir avec !! 😄

J'étais donc certaine de remporter un certain succès en leur proposant de confectionner eux-mêmes ces petits bijoux parfumés... Finalement, fabriquer des savons, c'est un peu comme faire des gâteaux, mais en mieux : on cuisine (et mes enfants adorent cuisiner !), mais on n'a pas besoin de manger le résultat - Damoiseau et Damoiselle ne sont fans des gâteaux maison... 😉


Petits savons bio au miel et aux flocons d'avoine :

Ingrédients, pour 10 savonnettes :

- 500g de base glycérinée sans huile de palme.
- 75g de flocons d'avoine.
- 2 cuillères à soupe de miel (ici, miel d'oranger).
- 2 cuillère à soupe d'huile végétale (ici, amande douce).
- Moules à savonnettes.

Réalisation :

Faire fondre la base glycérinée au bain marie (c'est assez long, mais il parait qu'on peut aussi utiliser un micro-onde).

Pendant ce temps, peser 75g de flocons d'avoine et les mixer finement. Les verser dans un saladier.

Lorsque le savon est liquide, le verser sur les flocons. Il faut ensuite procéder très vite, car il se solidifie rapidement. Ajouter 2 cuillères de miel, 2 cuillères d'huile végétale, mélanger, et remplir les moules. Si malgré votre diligence, la préparation se fige, passez-la une minute au micro-onde.


Laisser refroidir à température ambiante. Au bout d'un quart d'heure, glisser les moules au réfrigérateur.

Une heure plus tard, les savonnettes sont prêtes à être démoulées.


C'est très facile, et les savons sentent bon le miel !!

Et si d'aventure mes enfants souhaitaient un jour les utiliser pour se laver (sait-on jamais...), ils respecteront leur peau tout en l'hydratant... ❤

Bon week-end à tous !