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vendredi 26 août 2016

Une semaine d'activités en été

Il nous reste encore presque un mois d'été...

Au vu de la canicule actuelle, on dirait que la saison n'aura jamais de fin... Tant mieux ! 😊

Mais on me souffle dans l'oreillette qu'en milieu de semaine prochaine... c'est la rentrée. Déjà ! Qui ne signe pas la fin de l'été, bien sûr, mais enfin... Finis les réveils à 8 heures, le rythme qui n'en est pas un et les heures du jour passées sans se quitter...

Pour la première fois depuis que je suis dans ce métier, je parviens à rester détachée, à J - 6, par rapport à la rentrée qui se profile. Vraiment, ça va : pas d'insomnie, pas de crise de boulot "en aveugle" quand on prépare pour préparer, sans savoir quelle sera la réalité du terrain... C'est le métier qui rentre, il faut croire. Je me contente de méditer un peu plus longtemps que d'habitude, de manger mieux - je dors bien, et je n'ai pas encore couché quoique ce soit sur le papier. Il sera bien temps de m'épuiser lorsque je serai face à l'élève et à ses besoins réels...

Parallèlement, j'ai envie de faire de cette dernière semaine avec mes enfants une semaine spéciale. Une semaine, pour un enfant, c'est long, et vivre aux côtés des miens, me renvoie, à chaque instant, à la perception du temps qui fut la mienne, lorsque j'avais 4 ou 5 ans. La théorie du verre à moitié plein, en somme. Dire qu'il nous reste encore une semaine de vacances !! Autant dire : l'éternité ! 😉

Du coup, cette semaine, j'ai montré à Antonin et à Louiselle mon tableau Pinterest spécial "Activité d'été". Que je n'avais pas consulté de la saison, d'ailleurs. Comme dit mon amie Clo dans son commentaire à cet article, à quoi sert-il d'avoir des épingles bien léchées si on ne les met jamais en œuvre ? 😉 Mieux vaut tard que jamais :  nous avons sélectionné ensemble sept idées qui plaisaient aux enfants, qui nous correspondaient, et que nous pouvions réaliser avec les moyens du bord. Nous les avons planifiées sur la semaine - qui commençait donc hier et s'achèvera mercredi prochain, le jour de ma reprise à moi ! 😊

Voici donc notre sélection d'activités pour la semaine, que je vous livre telle que nous l'avons programmée. Pour chacune d'elle, une fois réalisée, je viendrais enrichir cet article d'une photo et d'un court retour sur l'expérience vécue. Et même, puisque j'y rechignerai toute l'année à venir, je m'offre le luxe de NOTER chacune de ces propositions, tiens, en fonction de l'engouement de mes enfants. Puisque c'est les vacances, vous dis-je.

En espérant que cela vous inspire ! 😊



D'accord, ce n'est peut-être pas à proprement parler une activité "d'été". N'empêche qu'elle nous a tapé dans l’œil aussitôt et que nous la mettions en place dans les minutes qui suivirent sa découverte : il s'agit de construire une toile d'araignée avec du scotch d'électricien ou du masking tape, puis d'y coller des "araignées" (n'importe quoi de léger qu'on puisse lancer si possible : l'article original se présente avant tout comme un jeu d'adresse !).

Attention, construire la toile, dans un chambranle de porte, n'est pas si facile ! L'enfant aura besoin de l'assistance de l'adulte : tenir le ruban ou le couper, réfléchir à la manière de le fixer efficacement, de l'orienter... J'adore ces moment d'échange où nous sommes tous en ébullition, dans la discussion - sans qu'aucun de nous ne détienne le savoir. Je tâtonne, je me mets au service des idées des enfants, souvent étonnantes et si efficaces ! Et le temps suspend son vol... 😉

Nous avions choisi de lancer des pompons en guise d'araignées. Ce fut une franche rigolade ! Antonin a trouvé une méthode très efficace qui consistait à les balancer par poignées, puis les enfants se sont longuement exercés à souffler les petits pompons dans des sarbacanes - pas vraiment concluant, mais tordant, oui !

Le jeu a duré un long moment, et notre toile est toujours en place à l'heure où j'écris ces lignes, tendue dans un chambranle de l'atelier (prévoyez un espace pour passer dessous, c'est essentiel !) avec ses habitants-pompons, qui sont tous "frères et sœurs", m'explique Louiselle, et oui : pas question d'en faire des sans-abri, vous comprenez... 😉

Merci Hands on as we grow, je note cette activité d'un joli 10/10 ! 😄

Vendredi 26 août : Bateaux sur l'eau


Forcément, chez nous, la fabrication de bateaux, c'est affectif... Pour ce tutoriel-là, l'article original prévoit même des voiles imprimables... C'est du tout-mâché, il n'y a plus qu'à se laisser guider !

Quoiqu'ici, j'ai préféré épargner mon imprimante et proposer aux enfants de jolis papiers d'origami que nous avions en stock. Et puis, puisque je ne retrouvais pas nos piques à brochettes, j'ai ressorti des batonnets colorés que nous utilisons pour la manipulation libre ("loose parts"). J'ai bien fait : nous nous sommes du même coup complètement affranchis de la notice originale, et les enfants ont trouvé eux-mêmes comment plier, coller, assembler pour façonner leurs voiles. Finalement, nous n'avons gardé qu'une simple idée sur celle de départ, celle du pistolet à colle sur le couvercle de bocal : brillante idée, et très efficace en terme solidité/stabilité !

Quel plaisir de constater que mes enfants - et en particulier Antonin, 5 ans et demi, très enthousiaste- étaient entrés en "bricolage" : ils sont désormais capables de suivre une idée pré-conçue et d'élaborer des solutions personnelles aux problèmes techniques rencontrés... ❤

Et puis, le jeux qui suivit a duré des heures... Les bateaux flottent assez bien, à condition que le couvercle ne soit pas trop petit. Mais il a tout de même fallu faire sécher les voiles au soleil entre deux naufrages, réparer à l'aide de scotch celles qui s'étaient abîmées, construire un port, un phare, un pont, loger dans la coque divers passagers...

Bref, réalisés juste après le déjeuner, ces petits bateaux nous tinrent en haleine jusqu'à l'heure du goûter. 10/10. Sans hésiter. La semaine commence bien. 😉

Samedi 27 août : Des jouets givrés


Pour cette activité, prenez soin de choisir des ballons de baudruche suffisamment épais ; écartez le "goulot" du ballon entre vos doigts pour y glisser une (toute petite) figurine - ici, des petits animaux Playmobils - qui tomberont directement dans le ventre du ballon, et n’endommageront pas les parois. Enfilez ensuite l'embout sur un robinet et ouvrez l'eau cinq secondes. Il ne reste plus qu'à faire le nœud... Ne lâchez-pas ! L'eau se comporte comme l'air : elle est chassée du ballon si on ne l'y maintient pas !! Gare au jet d'eau dans la cuisine !! 😄

Une fois vos ballons refermés, placez-les au congélateur (minimum 12 heures).

Ici, j'ai dû abandonner l'effet de surprise, puisque c'était les enfants eux-mêmes qui avaient choisi cette activité. Ils ont donc déballé tout seuls leurs glaçons, en dépeçant les ballons de plastique à l'aide de ciseaux. Quelle joie de voir apparaître de beaux gros glaçons, si lisses, cristallins, en forme d’œufs, dont chacun renfermait un petit animal !

Attention, c'est une activité très sensorielle : on n'a qu'une envie (même en tant qu'adulte !), c'est de toucher, de caresser, de tenir au creux de ses mains - pour relâcher très vite, ah !!! C'est froid !! 😄

Les enfants ont rapidement manifesté le désir de délivrer les bestioles emprisonnées dans la glace : j'ai donc fourni quelques pichets d'eau chaude et un bol de gros sel. Le sel, en particulier, creuse de multiples sillons dans les glaçons, qui se font œuvres d'art : irisés, craquelés, ou transparents... Nous avons passé de longs moments à les observer dans la lumière du soleil... Magnifiques !

S'en suivi une bataille d'eau de doigts. Mode d'emploi : trempez le bout des doigts dans l'eau glacée qui remplit à présent le plateau et aspergez Papa. Ou Maman. Ou n'importe qui du moment qu'il pousse des cris perçants. C'est très drôle. On peut aussi, si on est très très pervers, glisser quelques résidus de glaçons sous les T-shirt... Allons, il fait 35 °C, c'est le moment ou jamais, n'est-ce pas ? 😉

Les glaçons ont fini dans nos bacs verts, qui avaient servi de lacs à nos bateaux hier. Canicule oblige, l'eau était très chaude, les glaçons ont fondu vite. Il nous a semblé qu'ils avaient quand même rafraîchi les bassins ? Pour être vraiment sûr, Antonin y a ajouté quelques douzaines de glaçons classiques, qu'il est allé chercher au congélateur... Et puis, les enfants ont fini tout nus dans les "piscines"...

Durée de l'activité : une heure. Seulement. Forcément, ça fond. Mais je donne quand même 10/10, parce qu'on a bien rigolé et que je suis sûre que les enfants réclameront cette activité à nouveau ! 😊

Dimanche 28 août : Des pinatas spécial "grandes chaleur"


Comptez une demi-heure de préparation (durant laquelle les enfants seront ravis d'aider !) pour remplir une dizaine de ballons d'eau et les accrocher avec une ficelle à des branches ni trop hautes, ni trop basses...

Ensuite, c'est très simple : chaque enfant s'arme d'un bâton et essaie d'éclater les outres... sans trop se faire doucher s'il y parvient ! C'est très drôle !

Quelques conseils pour le bon déroulement de cette activité :

1. N'hésitez pas à remplir les ballons ! Les miens n'étaient pas assez gonflés, et se sont en fait révélés difficiles à éclater - alors que j'avais l'impression, en les installant, qu'ils allaient exploser entre mes doigts. N'hésitez pas à faire quelques essai au préalable, et choisissez de préférence des ballons de petite taille, aux parois assez fines.

2. Fournissez de bons bâtons. Assez larges, si possible un peu irréguliers, ni trop courts ni trop longs... Nous avons un peu tâtonné, mais les tiges de bambous auxquelles j'avais pensées au début (et que vous voyez sur la photo) se sont révélées totalement inefficaces ! 😄

3. Établissez des tours de jeux : pour être efficace, le geste doit être ample. Et c'est dangereux : sans le vouloir, on peut heurter un autre enfant... Un seul bâton suffit donc, qui passe de main en main dès qu'un joueur a réussi à crever une baudruche - ou après un nombre déterminé d'essais.

4. C'est un jeu difficile avant 5 ans. Viser, doser sa force, sa posture... La Damoiselle a tout de même réussi à éclater un ballon, mais elle se trouvait alors juste en dessous et a reçu une douche assez vive... Il y a beaucoup de paramètres corporels à gérer pour cette activité, ne la proposez pas trop tôt !

Je la note  7/10. Pas parce qu'elle n'est pas bonne intrinsèquement, mais parce que je peux améliorer ma façon de la présenter (cf. remarques ci-dessus). Mais je la garde sous le coude - et peut-être même vais-je la reproposer à l'anniversaires-avec-les-copains d'Antonin fin septembre - si le temps s'y prête... 😊

Lundi 29 août : Cerf-volant, vole au vent !


C'est incroyable : le jour où j'ai prévu de construire un cerf-volant avec mes enfants, le vent se lève. Un peu. Suffamment en tout cas pour que l'activité "prenne".

J'ai adoré ce tutoriel : vraiment très accessible, réalisable avec les moyens du bord.  Je pense que les enfants le maîtriseront dans quelques années, et... Ah ! Se dire : "Mon enfant de 8 ans sait fabriquer un cerf-volant si l'envie lui en prend", c'est aussi se dire qu'on n'a pas tout raté en matière d'éducation... non ? 😉

Bien sûr, ce cerf-volant est d'autant plus à retenir (je vais m'empresser de l'enseigner à mes élèves !) qu'il est efficace. Oui. Enfin, il ne volera sans doute pas aussi haut ni aussi bien qu'un article de professionnel, mais il improvisera avec le vent une danse toute personnelle que la personne aux manettes devra apprendre à respecter. bel apprentissage ! L'objet n'est même pas si fragile qu'il n'en a l'air, car magré ce que les enfants lui ont fait subir tout à l'heure, il est encore intact ce soir.

Je lui octroie un beau 8/10. Il vaut bien plus, mais que voulez-vous, c'est toujours comme ça avec les évaluations. C'est une note "promesse", parce que j'ai vu que nous allions passer de belles années en compagnie de ce petit bricolage - quand je serai désengluée de mes préparations de rentrée, quand ce sera l'automne, quand les enfants seront plus grands... D'ailleurs, lorsque leur Papa est rentré du travail, les enfants se sont précipités pour lui montrer leur réalisation - et je n'ai pas tout vu, étant occupée ailleurs, mais je peux vous dire que ça rigolait fort. 😉

Mardi 30 août : Peinture sur rondins de jardin


J'avoue que de toutes les activités prévues cette semaine, la peinture de nos souches était celle que j'attendais avec le plus d'impatience ! C'est pourquoi je vous annonce tout de go que je la dote d'un mirobolant 10/10 que je ne chercherais même pas à justifier - et oui, que voulez-vous, j'ai mes chouchous ! 😉

 Ces souches, cela fait un moment qu'elles habitent dans notre jardin, alors, forcément, elles n'ont plus le même aspect que lorsqu'elles venaient d'être débitées. Elles se fissurent, elles se dessèchent... Elles vieillissent, en somme. Un petit ravalement de façade ne pouvait que leur faire du bien, et cela faisait un moment que j'y songeais...

Attention, la seule peinture possible pour un résultat couvrant et durable, c'est l'acrylique. Et l'acrylique, ça tâche, donc le mieux est de travailler en petite culotte - c'est la raison pour laquelle c'est un médium particulièrement prisé en été, chez nous ! 😄

Si vous souhaitez obtenir un résultat analogue aux nôtre, attendez bien que votre enfant sache tracer des cercles concentriques - c'est une lapalissade, je sais bien... - mais tout barbouillage sera, j'en suis sûre, du meilleur effet. Ici, j'ai laissé les enfants complètement libres, et je me suis contentée de repasser à certains endroit pour épaissir un peu la couche de peinture... C'est que j'aurai été trop frustrée de ne pas faire cette activité, moi ! 😄 Elle m'a plu autant qu'aux enfant, et elle m'a permis de prendre un peu le soleil - ah, ces journées de pré-rentrée passées devant l'ordinateur... Elles ont leur charme, mais il ne faut pas exagérer non plus ! 😉

Mercredi 31 août : Empreintes naturelles


Pour cette activité, j'ai décidé de coller au maximum à la proposition originale, et j'ai ressorti mon paquet de "Plastiroc" de Giotto, que j'avais ouvert il y a au moins deux ans déjà, et qui ne m'avait pas convaincue à l'époque : odeur chimique et composition certainement pas très glop (mais pourquoi n'y a-t-il pas de liste d'ingrédients sur l'emballage ??), texture friable et peu maniable. Bon, avec l'âge, et malgré un conditionnement optimal, tous ces défauts ne s'étaient guère arrangés, et c'est certainement la qualité de cette pâte qui m'oblige à doter la séance du jour d'un piètre 4/10. 😄

Car il fut très difficile d'obtenir de jolies empreintes, et encore fallut-il choisir des éléments naturels solides et texturés (fruits, branches...) : les feuilles laissaient pour la plupart d'entre elles des traces à peine visibles... Impossible chez nous d'approcher le résultat  visé.

Cependant, les enfants se sont beaucoup amusé avec cette pâte : Louiselle l'émiettait consciencieusement et recouvrait ses figurines animalières des bribes obtenues, et Antonin nous concoctait de délicieux gâteaux en coupant la pâte dans de jolies formes qu'il décorait ensuite de morceaux de feuilles...

Et moi, j'arpentais le jardin en m'essayant aux "empreintes naturelles", le plus sérieusement du monde, avec un ressenti mêlant curiosité et agacement - rhââ, ce Plastiroc, il n'est vraiment pas terrible ! 😄

Cela vaudrait le coup de réitérer la recherche avec de la simple argile, tenez !! 😉

Joyeuse semaine chez vous, et très bonne rentrée à tous ! 😊

N'hésitez pas à me faire des retours si vous testez une de ces activités !! 😊

jeudi 25 août 2016

Un jour ici : Vivre "en Montessori"

Avez-vous déjà eu l'impression que chacun des moments de votre journée illustrait un principe pédagogique ? 😄

Moi, oui. Souvent. (Mais je me soigne... 😄

Allez, pour aujourd'hui, voici un petit article léger, léger, que je me suis amusée à élaborer avec mes photos du jour - enfin, avec celles d'hier...

Une journée "en Montessori", pour moi, c'est...

- Doter l'enfant des gestes, des outils et des produits pour qu'il satisfasse ses besoins.

Nocciolata, ha ha ha !

- Privilégier les jouets épurés, aux couleurs sobres et en matériaux simples, qui ancrent le jeu dans le réel.

"La petite école" du dernier numéro de Pomme d'Api !

- En terme de bienveillance, penser global.


- Nourrir la curiosité naturelle de l'enfant.


- Croire en l'auto-éducation.


- Préparer l’environnement. 


- Placer les intérêts de l'enfant au cœur des apprentissages.


- Introduire un matériel de qualité.

Blocs Stockmar

- Et ne pas oublier de se faire plaisir !


Bonne journée chez vous ! 😄

mercredi 24 août 2016

Montessori sans matériel : la 3e boite de couleurs


Aaaaah, la troisème boite de couleurs... Elle est l'aboutissement des deux premières, la consécration... Regardez-moi  ces couleurs subtiles, ces tendres dégradés... Ressentez comme elle invite vos perceptions à s'organiser, à s'affiner... Elle invite à la nuance... La nuance : l'essence du monde physique comme du monde de la pensée...

La troisième boite de couleurs est un matériel hautement sensoriel : elle ouvre à l'exploration de l'environnement, elle exerce la capacité à discerner les différences. En pédagogie Montessori, les couleurs ne sont pas des noms arbitraires, mais des outils. Une couleur n'est pas "Bleue" : elle est pigment, ombre et grain - et, éventuellement Azur, Acier ou Cobalt. C'est quelque chose qui existe, et en tant que tel, qui dit quelque chose sur le monde.

D'un point de vue plus strictement pédagogique (le délire ci-dessus, quoique touchant à l'essentiel à mon avis, n'aurait pas place dans une conversation avec mon supérieur hiérarchique... 😄), les sens s'éduquent, avec ce matériel, à travers la répétition consentie. L'enfant manipule le matériel selon son besoin. L'objectif n'est pas qu'il sache nommer avec précision les nuances manipulées, mais qu'il affine ses sens à travers un travail d'attention, de comparaison et de jugement.

J'adore la troisième boite de couleurs Montessori ... 😊


Mais elle coûte 40 euros (au bas mot). Ce qui rend son achat absolument non rentable pour nous dans un cadre domestique - allons, soyons lucides, mes enfants la manipuleront chacun une à deux heures de temps, si l'on met toutes les séances bout à bout. Le ratio dépense/encombrement futur/temps d'activité n'est pas bon. 

Fin du rêve.


A moins que...  😉

Il y a une idée qui a fait le tour de la Toile, et qui me semble faire écho à tous les objectifs poursuivis par cette troisième boite. 

Je vous en parlais déjà ICI : il s'agit de travailler avec des nuanciers (disponibles en magasin de bricolage) en double exemplaire : la bande de référence reste intacte, et permet le contrôle de l'erreur, et la deuxième bande est découpée en sections, qui sont collées sur de petites pinces à linge.


La première étape, pour l'enfant, consiste en une mise en paire - pas si simple car certaines nuances, sorties de leur dégradé, semblent tomber sous plusieurs couleurs à la fois ...

Ensuite, on peut procéder de manière très classique : on demande à l'enfant de construire le dégradé tout seul, sans modèle. On commence par ne proposer qu'une seule couleur, dont les nuances sont mélangées sur un plateau...


... puis on les introduit toutes en même temps.


Et bien sûr, les nuanciers intacts servent à contrôler l'erreur.


Certaines d'entre vous ayant évoqué la difficulté à dénicher des nuancier gratuits, voici quelques variantes qui permettent de pallier ce manque :

- Vous pouvez peindre vous-même vos dégradés, en partant d'une couleur "pure" à laquelle vous ajoutez une petite dose de blanc entre chaque mélange. C'est plus créatif, et il s'agit d'une expérience sensorielle intéressante (à mener avec l'enfant !), mais c'est aussi plus plus hasardeux quant au résultat. Il est à peu près certains que vous ne pourrez reproduire la délicatesse des nuanciers (c'est normal, il y a le travail de toute une équipe derrière le choix de chaque pigment... !). Une fois votre dégradé obtenu, il ne vous reste plus qu'à peindre une pince à linge et un rectangle de carton de la même nuance, et le tour est joué.

- Si vous avez une imprimante sous la main (et des cartouches toutes neuves !), rendez-vous chez La Petite Ruse, qui offre de très beaux nuanciers à télécharger.

- Enfin, si vous n'avez ni énergie, ni temps, ni imprimante, ni rien du tout, pourquoi ne pas investir dans un gros stock de coton à broder ? L'enfant pourra manipuler et classer les écheveaux du plus clair ou plus foncé, et vous pourrez réutiliser le fil une fois l'engouement passé... 😉

Bonne soirée chez vous, et n'oubliez pas d'admirer les couleurs de notre monde ! 😊

mardi 23 août 2016

Ma bibliothèque idéale : Premiers romans



C'était le premier roman que j'achetais pour mes enfants. Sans préméditation, à vrai dire ; il a suffi que je flâne un soir dans une librairie en rentrant du travail... Mais vous savez ce que c'est ... 😉 Disons que celui-ci m'a fait de l’œil pour tout un tas de raisons  et que j'avais vu juste, d'ailleurs : grâce à lui, Louiselle a trouvé le métier de ses rêves... 😉

Ce soir-là, j'ai donc annoncé solennellement aux enfants que nous n'allions pas lire ce roman comme nous le faisions de nos albums - comprenez : du matin au soir, dans toutes les pièces de la maison, et dans toutes les positions, les tenues et les situations possibles et imaginables... et bien souvent les mêmes livres plusieurs fois de suite (presque sans respirer) ! 😄

Ce roman allait nous donner rendez-vous chaque soir, et chaque soir nous reprendrions donc le fil de l'histoire interrompue. Le concept était nouveau. Il fit mouche. 😉


L'histoire du Petit réparateur d'insectes est très joliment illustrée, le récit est consistant et à la portée de mes enfants - même si je devais interrompre assez souvent le fil de ma lecture pour expliquer un mot ou m'assurer de la compréhension générale. C'est une chose que je fais peu lorsque je lis un album - je n'aime pas trop verser dans "l'explication de texte". L'album peut souffrir d'être compris partiellement, ou mal. Il sera relu de multiples fois, et l'enfant affinera seul sa relation au texte (en demandant éventuellement des éclaircissements à l'adulte, mais sur des points qu'il aura choisi et au moment où il en ressentira la nécessité). Mais le roman, décidément, ne se lit pas comme un album. L'enfant doit avoir une vision relativement adéquate de l'histoire relatée pour pouvoir la garder en tête jusqu'au prochain épisode, et suivre la narration sur plusieurs jours. Et en ayant cela en tête, je me suis aperçue qu'il existait peu de romans adaptés aux enfants de moins de 6 ans...

J'ai donc essayé de dresser une liste de ce que pourrait être nos prochaines lectures romanesques - en lecture offerte chez nous pour le moment, mais finalement la problématique est la même pour un jeune lecteur ! Merci à toutes les lectrices Instagram et Facebook pour leurs idées qui me furent d'une grande aide - j'ai délibérément écarté certaines pistes que "je ne sentais pas" (Mourlevat ou la Comtesse de Ségur, c'est trop tôt pour nous), ce qui ne signifie pas que je proposerai tous les livres qui suivent les yeux fermés : je vais d'abord les relire (ou les lire tout court 😄), et je n'hésiterai pas à les garder éventuellement pour plus tard ou à les proposer seulement à Antonin s'il me semble qu'il est trop tôt pour Louiselle. A chaque âge ses plaisirs !

Voilà, donc : 
Quelques romans possibles pour les +/- 5 ans 

Le Petit Prince, Antoine de Saint-Exupéry

(A mon humble avis, Le Petit Prince gagne à être lu en lecture offerte, même à des enfants lecteurs. C'est une lecture si dense émotionnellement qu'elle a besoin d'être étayée.)

Contes de la rue Broca, Pierre Gripari

(Attention toutefois à la Sorcière du placard à balai, qui peut impressionner les plus sensibles !)

L'énorme crocodile, Roal Dahl, Quentin Blake

Hulul, Arnold Lobel

Le goûter de l'ogre, Jean Leroy, Rozenn Bothuon

Sorcière et carabistouille, Jean Leroy, Florence Langlois

Plume le pirate, Paul Thiès, Louis Alloing (plusieurs tomes)

Eloïse à Noël, Kay Thompson, Hilary Knight

La princesse aux petits doigts, Colas Gutman

L'enfant, Colas Gutman

Une journée avec Mousse, Claire Lebourg

Les nougats, Calaude Gutman

N'y a-t-il personne pour se mettre en colère ?, Toon Tellegen, Marc Boutavant

Le dragon des mers, Dick King-Smith, Peter Bailey

La série des Sauvenatures

Vos grains de sel sont très attendus ! 😊

lundi 22 août 2016

Premier sauvetage


Mais que vois-je ???

Ma fille de 4 ans traverse posément le jardin, le bras tendu devant elle, bien à l'horizontale. Que fait-elle ?

Je m'approche. Ma parole : elle tient quelque chose entre ses doigts. Quelque chose d'un peu rigide, qui pendouille.

Une souris ? ... morte ?

Louiselle tient un cadavre de souris par la queue... 

"Euh... Qu'est-ce que tu fais, ma chérie ?", demandé-je en m'efforçant de paraître détachée.

"Je mets au compost la souris que le chat voulait manger.", me répond la Damoiselle comme s'il s'agissait de la chose la plus naturelle du monde.

Je m'approche : en fait, c'est une musaraigne. Et elle est complètement vivante. Un peu choquée sans doute d'être ainsi promenée, mais vivante. Et lassée de faire la morte, elle se met d'ailleurs à pousser de petits cris perçants...

Nous la relâchons très vite - non sans avoir au préalable enfermé Loup, qui miaule à n'en plus pouvoir d'être privé de son joujou. Notre petite bête ne semble pas en vouloir à la Damoiselle de l'avoir ainsi trimbalée par la queue et se laisse gentiment photographier avant de disparaître...

C'était le premier sauvetage de mammifère effectué par Louiselle (oui, car je ne compte pas les insectes auxquelles elle prodige ses soins assidus...). Mon petit doigt me dit qu'il y en aura d'autres... 😊

dimanche 21 août 2016

Notre semaine 33/16 en dix photos

Maîtriser son deux-roues

Construire les nombres de 10 à 20

Préparer ses bagages

Prévoir des lectures pour le trajet

Apprécier l'ailleurs

Rentrer, et retrouver ses petites affaires

Vivre l'aboutissement d'un projet

Peiner à identifier ce papillon (??)

Se régaler des poireaux du jardin

Dessiner une chenille de petit paon de nuit

Bonne semaine chez vous ! 😊