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vendredi 27 novembre 2015

{Ce moment}

{Ce moment}  ~  Un rituel du vendredi instauré par Soulemama. Une simple photo - sans légende - qui tente de retenir un moment de la semaine. Un moment spécial, insolite - ou très ordinaire. Un moment que j'aimerais étirer, savourer et dont j'aimerais me souvenir. Si vous souhaitez faire de même et partager votre "moment", laissez-en le lien dans les commentaires !
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mercredi 25 novembre 2015

Affairement de novembre


Moi, en novembre, ça ne me dérangerait pas que tout s'arrête. Novembre devrait être chômé, oui, et toute réunion autre que familiale interdite. Novembre me rend encore plus casanière que je ne le suis - si, si, c'est possible. Je pense d'ailleurs que l'être humain est fait pour hiberner, en pyjama, blotti sur son canapé sous une couverture de laine... Novembre devrait ouvrir le bal d'une longue somnolence de quatre mois où nous ne ferions rien d'autre que manger, boire et dormir... Voilà ! ;-)


Mais Novembre ne l'entend pas de cette oreille. Je ne sais pas chez vous, mais ici, cela n'arrête pas. Les réunions pour le travail s'enchainent, les invitations aux amis ou chez les amis se succèdent. Les communes proposent des activités passionnantes - débats sur l'éducation ou l'actualité, après-midis contes, petits concerts et spectacles divers... Nous sortons à tout va. Nous recevons. Et nous partons chaque matin de la semaine, chacun de notre côté, pour vivre notre journée de travail, non sans un certain enthousiasme de la part des enfants qui me surprend toujours agréablement.


Car mes enfants développent toutes sortes de liens avec l'extérieur - des relations, nourries et sous-tendues par leur appétit de vivre, de découvrir, d'apprendre par le monde et dans le monde. Mes enfants, au contact des autres, grandissent. Il y a des soirs, où, épuisée, attristée par le monde de l'éducation (et le monde tout court), je rêve de repli domestique - les sirènes de l'IEF connaissent les chansons qui flattent mon oreille ! ;-)

Mais mes enfants reviennent de leur journée passée sans moi. Ils sont heureux, droits et fiers - ils connaissent tout un tas de nouveaux mots (dont certains sont assez "gros") qu'on emploie pas à la maison. Ils ont goûté de nouveaux aliments ("Moi, Maman, j'aime le ketchup ! - Ah bon ? Mais tu manges ça avec quoi ? - Ben, de la viande ! - Ah ? Euh... Mais quel genre de viande ? - Ben, du poisson !"...), ils ont rencontré "La reine des neiges" (?), les "Robocar Poli" (??) et deux ou trois expressions en anglais qui les ravissent (mon homme et moi sommes rebaptisés "Mum and Dad" depuis quelques semaines...)...


Mes enfants reviennent de leur journée sans moi - et se jettent dans mon giron. Et tous, nous poussons le même soupir un peu béat : "Quelle journée !". Et nous apprécions le confort, la paix, la sécurité, et le fait que cette maison soit la nôtre.


Mes enfant développent toutes sortes de liens avec le monde. C'est de leur âge. Et moi, à mon âge, j'éprouve un besoin de resserrement autour de nos traditions familiales en construction. Si je suis de jour en jour un peu plus persuadée de leur côté structurant pour mes enfants, je découvre aussi à quel point j'en ai besoin, moi, en tant que parent. Ces petits "rituels" ne méritent peut-être même pas ce nom, tant ils revêtent des visages variés d'une année à l'autre. Mais c'est comme un rendez-vous que la saison nous donne...


Et en novembre, ici, nos rendez-vous, furent... :

LA RÉCOLTE DES KIWIS



"Ça y est, ce soir, il va geler.", me dit mon homme.

Nous échangeons un regard. Il va geler. Et nos kiwis ?

Les kiwis ne supportent pas le gel. Ils doivent rester sur l'arbre le plus longtemps possible, être cueillis juste avant les premiers grands froids et être entreposés dans un lieu sec et frais en attendant Noël - date à laquelle ils commencent à être comestibles. La récolte des kiwis, depuis que nous habitons cette maison, a toujours été l'objet d'une planification rigoureuse car nous avions, les années passées, plusieurs kilos à recueillir. Cette année, nous nous sommes endormis sur nos lauriers et pour cause : nos actinidias ayant subi une taille radicale au printemps dernier (de temps en temps, cela fait du bien), ils n'ont produit que quatre fruits. Quatre kiwis de taille moyenne qui ne nous coûteront pas grand peine le jour J, n'est-ce pas ?

"Ça y est, ce soir, il va geler.", me dit mon homme.

Nous échangeons un regard : et nos kiwis ? Ils ne sont que quatre, c'est sûr, mais nous y tenons, à nos kiwis. Leur rareté cette année nous les a rendu encore plus précieux - je nous vois bien les déguster en carpaccio le soir du Réveillon. Nous échangeons un regard... puis nos yeux se portent vers la fenêtre. Il fait nuit. Il fait froid. 

"Tu t'y colles", dis-je. "Je suis en train de préparer le repas."

Mon homme rechigne, puis considère les enfants qui s'agitent au salon - l'avant-dîner est toujours une heure compliquée...

"Bon, l'un de nous y va, et l'autre reste avec les enfants ?"

Les petites oreilles se dressent.

"Nous aussi, on veut y aller !! "

(Aller où, ils ne le savent pas encore, mais une chose est sûre : ils veulent y aller !)

Bon, alors c'est décidé : nous irons tous. Sous une bonne couche de manteaux et avec une lampe de poche, qu'Antonin aura pour mission de braquer correctement pour éclairer les fruits à cueillir.

Nous rentrons victorieux - ouf, le quatrième kiwi s'était caché, le bougre ! - le rouge aux joues, ravis de retrouver la lumière, la chaleur, et le repas fumant -, et nous déposons nos quatre trésors dans une coupelle, fiers comme si nous les avions rapporté du ciel.

Et d'un rituel, un ! ;-)

LA PREMIÈRE NEIGE


Ce dimanche-là, nous avions prévu d'aller à la piscine.

La veille au soir, après avoir couché les enfants, nous constatons qu'une belle neige tombe à flot dans la nuit - une neige de novembre, molle et gorgée d'eau, dont les pseudo-flocons tombent trop vite et fondent aussitôt au contact du sol chaud. Le spectacle est agréable, nous regrettons qu'il survienne si tard et que les enfants n'en puissent profiter. Mais bon.

Le lendemain, nous ne remarquons rien d'anormal et sommes toujours dans l'idée d'aller nager... Jusqu'à ce que j'ouvre les volets de la chambre de Louiselle. Je suis alors au deuxième étage de la maison, côté est, et j'ai une vue de choix sur le sommet du coteau.

Il est blanc.

Changement de programme. Nous exhumons les combinaisons de ski, les bonnets et les gants, et nous partons à la rencontre de la première neige de la saison. Les enfants ont insisté pour que nous emportions la luge. Nous avons refusé, en leur expliquant qu'il ne s'agissait que d'une fine couche de poussière glacée, à peine plus épaisse que le gel, et qu'il n'y aura pas matière.

Nous avions tort.

La balade fut extraordinaire - une friandise : un jour d'hiver au plein cœur de l'automne.

La neige fut piétinée, goutée, assemblée... nous fîmes des dessins sur les talus, des batailles de boules, une ébauche de bonhomme... Nous jouâmes dans une cabane abandonnée, qui, emmitouflée dans ce blanc manteau, se donnait des airs de gîte...

Et nous rentrâmes transis - j'adore quand Louiselle décrète, trempée et grelotante, après s'en être donné à cœur joie pendant une heure : "Moi, je ne veux plus JAMAIS voir la neige !!" Ce qu'il y a de bien, aujourd'hui, c'est que c'est un peu pour de faux ! :-D

Et au retour : déjeuner de crêpes et de chocolat chaud. Comment aurait-il pu en être autrement ?

Et de deux rituels, deux ! ;-)


Novembre est un mois magnifique. Sûr qu'il serait dommage de le passer sous une couverture en pyjama. Vous ne trouvez pas ?

Je vous souhaite une excellente fin de semaine - ce mois magique s'achève, et QUI va bientôt arriver ?? ;-)

vendredi 20 novembre 2015

{Ce moment}

{Ce moment}  ~  Un rituel du vendredi instauré par Soulemama. Une simple photo - sans légende - qui tente de retenir un moment de la semaine. Un moment spécial, insolite - ou très ordinaire. Un moment que j'aimerais étirer, savourer et dont j'aimerais me souvenir. Si vous souhaitez faire de même et partager votre "moment", laissez-en le lien dans les commentaires !
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lundi 16 novembre 2015

Fête(s) de la citrouille







Je ne suis pas de la génération "Halloween". Lorsque j'étais enfant, cette fête n'existait tout simplement plus, et lorsqu'elle fut remise au goût du jour, elle fut accueillie par une grande méfiance - les gens avaient un peu l'impression qu'on prenait leurs vessies pour des Jack-o'-lanterns et qu'on en voulait à leurs sous-sous. Nous pensions alors qu'il ne s'agissait que d'une mode, qui passerait. Elle ne passa pas, et mon plus jeune frère, de 12 ans mon cadet, fêta Halloween avec enthousiasme tous les 31 octobre de son enfance.

Mais la première fois qu'Halloween fit vraiment irruption dans ma vie, ce fut il y a deux ans. Antonin était en Petite section, et sa maitresse travaillait par thématiques : à la fin du mois d'octobre, il rapporta donc à la maison une poignée de fiches qui n'avaient d'autre rapport entre elles que de porter sur Halloween - un espèce de gloubi-boulga de sorcières, d'araignées et de citrouilles. Devant lequel je fus un peu désemparée, sachant bien que ces créatures n'évoquaient absolument rien à mon fils de deux ans et demi (son enseignante n'aurait-elle pas pu travailler sur les engins de chantier ??).

Mais l'année d'après, je me tenais prête. Sachant que le thème serait abordée à l'école, je pris les devants et inaugurais une "fête de la citrouille" - sorte d'Halloween dépouillé de toutes les créatures fantasmagoriques inconnues de mes enfants - qui leur laissa un tel souvenir qu'ils l'attendaient de pied ferme cette année. Cette fois, en 2015, Antonin et Louiselle réalisèrent leur première décoration, et pour le reste, nous reprîmes notre rituel en évidant une belle citrouille, aux rondeurs très classiques, et en lui dessinant le visage grimaço-souriant de rigueur. Nous allumâmes, admirâmes, et les enfants, au réveil le lendemain, découvrirent la courge remplie de friandises, ainsi quelques déguisements de circonstance (cape de fantôme et panoplie de diablotin).

Mais puisque décidément ces petites fêtes nous nourrissent et nous connectent, et puisque décidément nous n'en avons jamais trop, je décrète que :

Toute courge, quelle que soit son espèce, consommée à la maison entre le 31 octobre et le 15 novembre, se verra transformée en lanterne.

Juste pour le plaisir.
:-)

dimanche 15 novembre 2015

Le déclic de Louiselle


Je le soupçonnais depuis quelques jours, mais j'avais bien des difficultés à en avoir la confirmation...

Comme bien souvent dans le monde de l'apprentissage, c'est au cours d'une situation "d'erreur" que Louiselle me donna la preuve... de sa réussite ! ;-)

Voici l'histoire du "déclic" de Louiselle ! :-)

La Damoiselle, qui baigne dans le monde de la phonologie depuis sa naissance ou presque, manipule quotidiennement des alphabets mobiles dans les trois graphies et passe chaque jour de longs moments penchée sur ses albums, est une chipie : elle a rapidement compris que l'écrit codait du sens. Ce qui fait que face à un mot, elle parvient bien souvent à le deviner en s'appuyant sur le contexte. Même quand elle n'a pas les mots écrits sous les yeux d'ailleurs - je vous ai déjà raconté comme elle terminait les phrases que son frère déchiffrait, trop lentement à son goût, dans son livre de lecture.

Depuis quelques semaines, voilà donc ma Damoiselle qui se plante devant les multiples mots qui s'affichent dans notre environnement quotidien et qui "lit", en montrant bien chaque syllabe au fur et à mesure : "An-to-nin", "No-vembre", "Bo-bine", etc. Comment savoir si elle déchiffre réellement, cela m'est impossible, je sais que Louiselle s'appuie, lors de ces exercices, sur des indices qui ne sont pas tous d'ordre graphique.

Ce matin, devant notre "calendrier fleur", Louiselle attaque : "Mardi !", lance-telle en montrant ce mot. Je suis d'emblée attentive : c'est un mot "transparent" qu'un lecteur débutant peut-être en mesure de lire seul... Mais je gage aussi que la Damoiselle sait très bien que la deuxième fleur de la semaine, de couleur jaune, porte ce mot... "Jeudi !", "Lundi !", poursuit-elle. Je me déconcentre. Non décidément, il s'agit là de "par coeur". Si elle avait réellement déchiffré, le "EU" et le "UN" lui auraient posé problème. Louiselle s'arrête alors sur le mot "MERCREDI" et sèche visiblement. Elle attaque courageusement : "Meuuuu..." Mon attention est attirée derechef. Elle n'a pas dit "mé", elle est en train de déchiffrer ! "Meuuuuurrrr.... ca...." Ah, oui, ces mots sont écrits à la main (donc pas parfaitement bien, bon), et Lousielle a pris le R pour un A. Et elle a lu CA ou lieu de CR !!!

Elle a lu !!! Elle a lu !!! :-)  :-)

vendredi 13 novembre 2015

{Ce moment}

{Ce moment}  ~  Un rituel du vendredi instauré par Soulemama. Une simple photo - sans légende - qui tente de retenir un moment de la semaine. Un moment spécial, insolite - ou très ordinaire. Un moment que j'aimerais étirer, savourer et dont j'aimerais me souvenir. Si vous souhaitez faire de même et partager votre "moment", laissez-en le lien dans les commentaires !
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Post scriptum du lendemain matin : Je dédie cette photo à toutes les victimes des attentats de Paris et à leurs familles. Je ne savais pas en la postant que le vendredi 13 novembre 2015 allait marquer si tristement les mémoires. 
Cette photo, qui m'évoquait la paix du cœur, se voit dotée d'une nouvelle signification et elle m'est doublement chère à présent. 
"Que tous les êtres soient heureux, au Nord comme au Sud, dans leur être fondamental."

jeudi 12 novembre 2015

Le haut automne












Une saison, c'est long. Surtout quand on considère la proportion que ces trois interminables mois tiennent dans la vie d'un enfant (pour mes enfants, une seule saison représente plus d'un vingtième de leur courte vie !). Surtout lorsqu'on constate qu'en trois petits mois, le ciel a le temps de passer par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel - et notre thermomètre aussi ! 

Pour moi, au sein d'une saison, il y a une période "haute" et une période "basse". Comme si toutes les saisons pouvaient être coupées en deux aux alentours de leur moitié.

Ici, voyez plutôt : si on excepte un refroidissement excessif (trop excessif pour être honnête !) vers la mi-octobre, le début de l'automne irradie. C'est la partie de la saison qui flirte avec l'été, et qui en partage bien des attributs : l’ensoleillement, la maturation des fruits et des fleurs qui se poursuit naturellement, sans savoir qu'elle sera stoppée net dans la mort au premier gel. C'est le "haut" automne, l'automne des imagiers, plein de couleurs rousses et fauves - la demi-saison qui dénude les arbres sans que cela ne soit triste.

Le "bas"automne s'amorce aujourd'hui. Celui qui nous oblige à nous lever un peu plus tôt pour allumer le poêle. Celui qui, déjà, habille de blanc la campagne gelée au petit jour. Celui qui nous fait sortir de leurs housses les manteaux plus chauds - et qui annonce l'hiver. Le bas-automne - plus nuageux, plus venteux, et nettement plus frais - est en chemin. Cette année, il est un peu en retard, certes, mais il arrive. Je le soupçonne de flâner un peu sur la route du temps qui passe, et d'aimer, lui aussi, les rayons rasants caractéristiques de cette période... 

Mais les êtres vivants ne sont pas dupes. Le rouge-gorge et le pinson s'exercent à gonfler leurs plumes sous le soleil roux - cette belle lumière ne va pas durer. Les feuilles tombantes, du jaune, virent au brun - un brun putréfié et éreinté qui aspire au repos éternel. Les enfants et leurs parents ressentent le manque de lumière quotidienne - il faut dire que si l'on se décidait à faire classe dehors le plus souvent possible, hein ! Sous cette lumière dorée et vivifiante...

Bientôt elle ne sera plus là. Le cercle familial se resserre - d'instinct. Le matériel d'art plastique, les instruments de musique, les ustensiles de cuisine sont de sortie - un certain désordre domestique, bourdonnant comme une ruche, s'installe. L'espace se rétrécit insensiblement - contre le poêle, la fenêtre, autour d'un jeu de société. Il ne s'agit pas de bouder le jardin, mais aujourd'hui, nous commençons à rentrer. Nous calfeutrer. Inventer une nouvelle danse, où chacun aura sa place au salon sans empiéter sur l'espace de l'Autre...

Il est encore discret dans le grenoblois, mais le bas-automne est déjà là pour qui sait le voir. Qu'en est-il dans votre région ? :-)

vendredi 6 novembre 2015

{Ce moment}

{Ce moment}  ~  Un rituel du vendredi instauré par Soulemama. Une simple photo - sans légende - qui tente de retenir un moment de la semaine. Un moment spécial, insolite - ou très ordinaire. Un moment que j'aimerais étirer, savourer et dont j'aimerais me souvenir. Si vous souhaitez faire de même et partager votre "moment", laissez-en le lien dans les commentaires !
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mercredi 4 novembre 2015

Reggio/Montessori chez nous : octobre 2015


Me voici - avec quelques jours de retard sur le calendrier - pour la petite récap' mensuelle chère à mon cœur...

J'essaie de faire court : beaucoup de photos et peu de blabla... Hum... Ce n'est pas gagné ! :-)

ART : Premier bonshommes

Les premiers bonshommes sont arrivés, très naturellement, sous la plume de Louiselle à la mi-octobre.


Ils revêtent des apparences très variées selon les jours, et ne sont pas toujours identifiables, tant les éléments caractéristiques (yeux, bouche etc.) disparaissent rapidement sous un flot de fioritures... ;-)


Mais une chose est sûre : ce sont des bonshommes ! Car Louiselle le dit, l'explique et le développe...

"Elodie sous la pluie", Louiselle, aquarelle, le 28 octobre 2015.

ART : découverte des pastels secs


Les enfants ont découvert les pastels secs aux couleurs si riches et intenses, un régal ! :-)


Mon invitation comprenait ici un livre d'art sur l'oeuvre d'Hunderwasser, dont l'usage de la couleur me paraissait en harmonie avec la palette du jour.
"Est-ce qu'il faut faire la même chose ?, m'a demandé Antonin.
- Non, pas du tout, répondis-je. Je mets ça là pour que vous ayez quelque chose de beau sous les yeux."
Je ne sais pas dans quelle mesure cette proposition l'a inspiré, mais il m'a demandé à plusieurs reprises de tourner les pages pour "changer un peu". ;-)


Les enfants ont très vite compris comment déposer de vastes aplats et multiplier les effets en jouant sur la force et l'épaisseur du tracé. Mais attention ! Contrairement aux pastels gras, les pastels secs sont poudreux et donc très salissants ! Hélas, ils s'usent également très vite et se cassent facilement. Ici, aucun bâtonnet n'a encore été brisé, mais sachez qu'on peut utiliser les chutes pour les réduire en poudre à travailler en lavis.

"Volcan géant", Antonin, pastels secs, le 19 octobre 2015.

"Orage", Louiselle, pastels secs, le 19 octobre 2015.

SENSORIEL : Mise en paire tactiles (ou presque...)

Voyez, voyez la belle pêche réalisée au Bon coin ce mois-ci...


Une superbe boite à toucher en bois, dotée de deux compartiments... et garnies de dix paires de planchettes texturées à mettre en paire ! Je suis ravie !! ;-)

Voici comment nous l'utilisons :

La Damoiselle prend connaissance du matériel et décide spontanément de mettre les plaquettes en paires, en s'appuyant sur la vue.


Elle vérifie ensuite tactilement les équivalences...


Puis les planchettes sont remises dans la boite, et il s'agit cette fois de les apparier en n'utilisant que le toucher !


L'exercice est encore difficile pour Louiselle qui ne peut s'empêcher de jeter un œil dans la boite...C'est normal, mais je sais qu'un jour viendra où elle sera ravie de faire l'exercice en aveugle, comme son grand frère aujourd'hui. ;-)

L'exercice peut être décliné à l'infini. Le revoilà avec les petits coussins sensoriels cousus par mon amie Clo il y a déjà bien longtemps (et avec lesquels mes enfants jouent quotidiennement, soit dit en passant...) ou encore avec des minis solides dont il s'agit de reconnaitre la forme au toucher :


SENSORIEL : exploration de poids


Celles et ceux qui me suivent sur Facebook connaissent déjà notre balance de Roberval... dûment complétée ici par les prismes Goki. Leur utilisation est très variée : mise en paire, mémory, gradation... et, plus prosaïquement, ils font office de poids de balance quand on n'en possède pas ! :-)

Antonin soupèse et compare, montrant dans son geste qu'il a bien compris le principe de la balance...


... et nous tâtonnons pour obtenir des équivalences - un poids rouge vaut un jaune + un orange +... quelques herbes du jardin. ;-)


LECTURE :

Nous avons profité des vacances pour reprendre un travail systématique sur les lettres cursives, de façon à ce que je sois sûre que mes enfants les connaissent toutes. Il est vrai que j'avais laissé les choses se faire un peu naturellement jusqu'à présent, mais j'avais besoin de savoir à présent où en était chacun.


Ici, vous voyez Louiselle manipuler l'abécédaire correspondant à la série rose : elle doit trier des images (que j'ai imprimé en petit format et en nuances de gris pour des raisons d'économie...) selon le son initial de l'objet représenté. L'autocorrection se fait en retournant les cartes.


Je lui propose de travailler seulement trois sons à la fois, en m'assurant toujours qu'il s'agisse de lettres dont elle connait le son sans hésitation. Elle les sait si bien et joue avec une telle aisance avec les sons de la langue, que j'attends son déclic à elle d'un instant à l'autre ! ;-)


Du côté d'Antonin, l'apprentissage de la lecture poursuit son petit bonhomme de chemin. Le voilà travaillant, comme sa sœur, sur l'abécédaire de la série rose (avec 6 lettres à la fois, cette fois).

J'ai décidé de fournir à Antonin les fameux "mots outils" - ces petits mots archi-fréquents dans notre langue qu'il est parfois difficile de décoder en s'appuyant sur la seule syllabique ("les/des/mes/tes/ses", "c'est", "et", "avec", "dans", sous", etc.). J'ai fabriqué une carte pour chaque mot en collant chaque étiquette sur un morceau de papier cartonné, et j'ai glissé le tout dans une enveloppe. 


Le Damoiseau était ivre de joie !! Il en faut peu, hein ? ;-)


Il faut dire qu'il raffole des enveloppes (?). Et ce matériel-là le fait se sentir grand. Il le traine dans toutes les pièces de la maison, et montre son contenu à toutes les personnes qu'il rencontre !

Côté lecture, Antonin fait des progrès quotidiens et ne passe pas une journée sans demander à s'exercer...Il n'y a plus qu'à dérouler, les avancées me semblent si aisées et logiques...


L'alphabet mobile script ci-dessus a été réalisé en deux temps trois mouvements en imprimant cinq fois cette page-là ; on plastifie, on découpe, on aimante, et le tour est joué ! :-)


Les enfants ont découvert l'alphabet cursif mobile que j'avais acheté au Bois des lettres. Ci-dessus, ils mettent en paire les lettres détourées et les lettres rugueuses...


... Et on déroule... Antonin compose quelques mots de la série rose en cursive...


Lorsque nous révisons une nouvelle lettre, Antonin tient beaucoup à la trouver tout seul parmi ses lettres rugueuses et s'appuie donc, en cas d'oubli, sur son  Extraordinaire abécédaire, qui met en vis à vis lettres capitales et lettres cursive. Il retrouve ensuite la lettre rugueuse, la repasse pour se la mettre dans les doigts ("Trois fois, Maman, hein ?") et je lui offre alors les exemplaires en bois de l'alphabet mobile. Reste à travailler quelques mots qui la comprennent, à s'autocorriger, et c'est ancré.

Et on déroule... Antonin lit sans aucun effort ses premiers mots en cursive correspondants à la série rose, et tracé par moi sous ses yeux... Il est toujours bon de donner à voir le geste de l'écriture aux petits !


Et on déroule... premiers groupes nominaux et phrases courtes (les majuscules cursives l'intéressent fortement, et les plus fréquentes sont déjà acquises)...


Et on déroule... Premières phrases longues...


... et premiers textes ! :-)

Léo et Léa, page 21.

La signification de la segmentation (le mot est une unité de sens !) s'installe peu à peu. Je vois le visage d'Antonin s'éclairer lorsque, après avoir déchiffré une phrase, il reconstruit mentalement sa signification : "Ah ! Milo a filé ! Il a filé ! Il s'est enfui, quoi !". Ce qu'il y a de drôle, c'est qu'Antonin déchiffre très consciencieusement - pas question d'essayer de deviner ! - et ânonne parfois. Ce qui nous donne des épisodes cocasses...

ANTONIN, concentré :
Mi-looo a fff...

LOUISELLE, en arrière-fond sonore, avec un zeste d'impatience :
Milo a filé !

:-)

CALCUL :

Attention, nous testons une application sur tablette ! ;-)


Je suis très prudente vis-à-vis des écrans en tout genre. Nous n'avons jamais eu de télévision, mais les enfants sont autorisés à regarder un petit dessin animé court une fois par jour (type "Trotro", "Peppa Pig", "Barbapapa", "La petite taupe" et compagnie...). Il y a quelques mois, ils ont découvert des jeux de points à relier sur tablette et, plus récemment, quelques exercices de manipulation de la souris sur ordinateur. Ils n'en abusent jamais, et se détournent assez naturellement de ces supports une fois le premier engouement passé.

Dans ce cadre, j'ai décidé d'acheter notre première application pédagogique. J'ai choisi "Premières opérations Montessori" pour permettre à Antonin de s'entrainer tout son saoul aux calculs simples et je suis ravie - lui aussi ! Le premier jour, il a enchainé plus de 120 additions, et je ne vois pas trop quel fichier lui permettrait de travailler ainsi sans interruption.  Du coup, Louiselle, très motivée, s'est initié seule aux additions simples... :-)

Le jeu est très progressif : l'adulte choisit les nombres sur lesquels portent les exercices (inférieurs ou supérieurs à 10...). Les premiers exercices offrent la possibilité de dénombrer les éléments additionnés ou soustraits, et puis l'enfant est invité à travailler de tête. Pour l'instant, Antonin est un peu frileux concernant les jeux soustractifs car il se sent plus compétent lorsqu'il additionne... Je le laisse avancer à son rythme, c'est l'objectif visé ! :-)

SCIENCES :


Voici notre "table de la Nature", comme s'obstinent à l'appeler les enfants, sur le thème des oiseaux de notre jardin. C'est vrai, l'automne est une saison ornithologique captivante : on peut aborder le sujet des migrations, les observations sont facilitées par le fait que les arbres se dénudent, certains passereaux (comme le rouge-gorge...) deviennent moins farouches et se rapprochent des maisons dans leur quête de nourriture... c'est aussi la saison où on décroche les nichoirs pour les laver, et où l'on a souvent la bonne surprise de trouver un nid en taillant une haie... ;-)

Et pour le reste, en vrac...







 


Etc.

See you... soon ?? ;-)